Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Décembre 2021
La volatilité a repris de plus bel sur les marchés financiers en novembre. Les investisseurs ont dû jongler avec l’impact potentiel du variant omicron sur l’économie mondiale et les signes voulant que la Réserve fédérale américaine (Fed) s’apprête à redoubler ses efforts pour contenir l’inflation. Au vu de la propagation du variant omicron dans le monde entier et de l’absence de données empiriques pertinentes concernant sa transmissibilité et sa dangerosité, on peut s’attendre à un climat d’incertitude et à une volatilité accrue au cours des prochaines semaines, et ce tant et aussi longtemps que nous n’en saurons pas davantage sur la menace posée par ce nouveau variant. Cela s’ajoute aux nombreux nuages sombres qui planent déjà sur les marchés, dont l’inflation élevée, la normalisation de la politique monétaire et le ralentissement de la croissance économique.
Les marchés boursiers mondiaux, et tous les principaux indices, ont reculé en novembre, et les marchés développés ont devancé leurs homologues émergents. L’indice S&P 500 a dominé ses pairs régionaux, la performance des grands secteurs des technologies et de la consommation discrétionnaire ayant compensé la faiblesse observée dans les autres segments du marché. L’indice S&P/TSX a aussi perdu du terrain sous l’effet du repli marqué des titres de l’énergie. En ce qui concerne les actions des marchés développés internationaux, elles ont été tirées vers le bas par la forte hausse des cas de COVID en Europe et la possibilité de nouvelles mesures de confinement.
Les marchés obligataires ont gagné de la valeur pendant le mois. Le risque lié à la propagation du nouveau variant à l’échelle mondiale et, par ricochet, d’un ralentissement de la croissance économique, a refroidi l’ardeur des investisseurs, qui se sont ainsi réfugiés dans les obligations gouvernementales. Les courbes des taux de rendement se sont aplanies. Le bon du Trésor américain à 10 ans a retranché 11 p.c., à 1,44 %, tandis que son homologue à 2 ans a augmenté de 7 p.c., à 0,57 %. Les investisseurs s’attendent à ce que la Fed relève ses taux plus tôt que prévu du fait des données d’inflation aux États-Unis, qui n’ont pas été aussi élevées depuis plus de 30 ans. De plus, la Fed, par le biais de son président Jerome Powell, a récemment adopté un ton beaucoup moins conciliant et révélé qu’elle pourrait retirer les mesures de soutien, adoptées pour contrer les effets de la pandémie, plus rapidement que prévu, d’où la probabilité d’un relèvement anticipé du taux des fonds fédéraux. M. Powell a aussi indiqué que le temps était venu de retirer l’adjectif « transitoire » dans la description des prévisions d’inflation.
Le dollar américain s’est apprécié face à la majorité des devises de ses principaux partenaires commerciaux, grâce aux nombreuses données économiques supérieures aux attentes, lesquelles laissent entrevoir une trajectoire accélérée de la normalisation monétaire. Le billet vert a aussi bénéficié du regain d’intérêt des investisseurs à l’égard de cette valeur refuge. À l’opposé, le dollar canadien s’est déprécié de 3 %, en raison de la chute marquée des prix du brut et des investisseurs qui ont fui les devises exposées aux matières premières au vu de la menace grandissante du variant omicron. Il s’agit de la pire perte mensuelle du huard depuis les creux de la pandémie en mars 2020.
Le pétrole brut a amorcé un marché baissier lorsque les principaux pays consommateurs, à commencer par les États-Unis, ont puisé dans leurs réserves stratégiques. Il a aussi été plombé par les risques liés au nouveau variant et à ses impacts potentiels sur la demande mondiale en énergie. L’or a légèrement perdu de la valeur après que les dirigeants de la Fed aient laissé croire qu’ils pourraient retirer plus rapidement les mesures de stimulation pour juguler l’inflation, ce qui a favorisé le dollar américain au détriment du lingot.
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