Général   |   6 août 2020

Mise-à-jour sur les marchés – Bureau du chef des placements global – Août 2020

Les investisseurs ont conservé leur appétit envers les actifs à risque en juillet, encouragés par les signes d’un rebond de la croissance mondiale, le bon départ de la période de divulgation des bénéfices pour le deuxième trimestre et les mesures de stimulation monétaire et budgétaire exceptionnelles. Tous ces éléments ont ainsi porté ombrage au pessimisme ambiant entourant la récente flambée de cas de la COVID-19. De plus, les leaders de l’Union européenne ont approuvé un programme de sauvetage historique de 750 milliards d’euros pendant le mois, alors que les décideurs politiques américains négociaient toujours un autre plan de 1000 milliards $ visant à remettre sur pied la première économie mondiale. Parallèlement, les progrès médicaux réalisés dans le développement d’un vaccin ont aussi dopé l’optimisme des investisseurs, l’expert américain des maladies infectieuses, Dr. Anthony Fauci, affirmant que nous pouvions « raisonnablement » nous attendre à un vaccin sécuritaire et efficace d’ici la fin de l’année.

Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif

Les marchés boursiers mondiaux ont gagné de la valeur pour un quatrième mois d’affilée en juillet. Grâce aux gains enregistré en Juillet, l’indice S&P 500 est de retour en territoire positif depuis le début de l’année. La saison des bénéfices du deuxième trimestre a commencé du bon pied, plus de 80 % des entreprises ayant surpassé les attentes, lesquelles avaient été auparavant révisées à la baisse. Les excellents résultats des grandes sociétés technologiques américaines ont été bénéfiques pour l’indice NASDAQ et contribué à la domination de l’indice S&P 500 sur les indices TSX et EAEO en juillet. Les actions des marchés émergents ont toutefois inscrit des rendements supérieurs à leurs homologues des marchés développés, puisque les mesures de stimulation budgétaire et monétaire historiques ont dopé la demande en actifs plus risqués. La dépréciation du dollar américain et la forte reprise de l’économie chinoise ont aussi favorisé les actions des marchés émergents.

Les marchés des titres à revenu fixe ont également affiché des rendements positifs. La pente des courbes de taux de rendement s’est aplanie, le segment à long terme ayant été tiré vers le bas par la demande élevée en obligations à plus longue échéance. Le taux de rendement du bon du Trésor américain à 10 ans a reculé en raison des négociations entre les décideurs politiques concernant un autre programme de stimulation destiné à renouveler les avantages aux personnes qui ont perdu leur emploi, lesquels prennent fin le 31 juillet. De plus, certaines données à fréquence élevée ont révélé un ralentissement de la reprise après que plusieurs États aient décidé de reporter la réouverture de leur économie. La Réserve fédérale a alors pris le relai en s’engageant à déployer tous les efforts nécessaires pour soutenir l’économie, accroissant ainsi les pressions baissières sur les taux de rendement pendant le mois. Ailleurs, la remontée des prix du brut et les attentes d’une accélération de la croissance ont entraîné une révision à la hausse des prévisions d’inflation aux États-Unis, ce qui a eu pour effet de faire chuter les taux réels à des creux historiques.

Le billet vert a inscrit son plus important repli mensuel en 10 ans, en raison de la baisse des taux des bons du Trésor et des taux réels, ainsi que de l’appétit envers les actifs à risque. L’euro a atteint un sommet depuis mai 2018, grâce à l’adoption du plan de sauvetage par l’Union européenne, alors que la livre sterling a récupéré ses pertes liées à la COVID, enregistrant son plus important gain mensuel depuis 2009. Le yen s’est aussi apprécié (valeur refuge), tout comme le dollar canadien, qui a tiré parti du manque d’intérêt généralisé envers le billet vert et de la remontée des prix du pétrole.

La faiblesse du dollar américain a été favorable à la majorité des matières premières en juillet. L’or a tout particulièrement bénéficié de la dépréciation du billet vert et des taux d’intérêt réels historiquement bas. Le prix du pétrole s’est aussi maintenu au-dessus de la barre des 40 $ le baril, l’OPEP et ses pays alliés décidant d’accroître légèrement l’offre sur le marché. Le cuivre a gagné de la valeur après que les données manufacturières chinoises aient confirmé la reprise du premier consommateur de ce métal au monde. De plus, le rebond de la demande en provenance de l’Asie et de l’Europe s’est traduit par la plus importante baisse mensuelle des stocks de cuivre depuis 2009.

Related Insights

Macroéconomie
2 septembre 2020

Jackson Hole – La nouvelle position de la Réserve fédérale sur l’inflation

La nouvelle position de la Réserve fédérale sur l'inflation
Jason Carvalho
Vice-président principal, Marchés institutionnels, Revenu fixe
Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif
Général
2 septembre 2020

Mise-à-jour sur les marchés – Bureau du chef des placements global – Septembre 2020

Le rebond historique du marché baissier n’a pas ralenti en août. Les investisseurs ont conservé leur optimisme grâce aux progrès réalisés dans le développement d’un vaccin contre la COVID-19, contribuant ainsi aux attentes d’une relance rapide de la croissance économique mondiale.
Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif
Macroéconomie
2 septembre 2020

Jackson Hole – La nouvelle position de la Réserve fédérale sur l’inflation

La nouvelle position de la Réserve fédérale sur l'inflation
Jason Carvalho
Vice-président principal, Marchés institutionnels, Revenu fixe
Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif
Général
2 septembre 2020

Mise-à-jour sur les marchés – Bureau du chef des placements global – Septembre 2020

Le rebond historique du marché baissier n’a pas ralenti en août. Les investisseurs ont conservé leur optimisme grâce aux progrès réalisés dans le développement d’un vaccin contre la COVID-19, contribuant ainsi aux attentes d’une relance rapide de la croissance économique mondiale.
Candice Bangsund
Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille, Répartition globale de l'actif