Rapport mensuel sur le marché obligataire – Février 2022
Mise à jour sur le marché
L’indice obligataire universel FTSE Canada a fléchi de 3,40 % en janvier, ce qui représente son pire rendement mensuel en près de 28 ans. Il n’y a plus de doute, les taux d’intérêt augmenteront sous peu. Par contre, les investisseurs ne s’entendent pas sur la vitesse et l’ampleur des hausses, d’où leurs incertitudes quant à l’avenir.
Les marchés ont modifié leurs perspectives de taux à l’amorce de la nouvelle année, comme en témoigne l’augmentation de presque 30 p.c. du taux de rendement des obligations du Canada à 10 et 30 ans pendant la première semaine du mois. La rencontre tant attendue de la Banque du Canada ne s’est pas traduite par un relèvement des taux, malgré le fait que les dirigeants disposent de tous les arguments nécessaires pour débuter leur processus de normalisation : inflation élevée et en hausse, pressions sur les capacités, augmentation anticipée des salaires, etc. Ils en ont toutefois profité pour indiquer qu’ils agiraient désormais en fonction des données et non de leurs prévisions. Ainsi, on peut s’attendre à ce que la banque centrale canadienne relève ses taux à la prochaine rencontre de mars.
La Réserve fédérale américaine s’est engagée à maintenir le statu quo jusqu’à la fin de son programme de rachat d’actifs, qui est prévue en mars. Les marchés prévoient donc que le taux directeur augmentera pendant ce mois. D’ailleurs, les investisseurs croient que le taux pourrait être relevé de 50 p.c.
Survol des obligations de sociétés
Les écarts de crédit des obligations de sociétés canadiennes se sont graduellement élargis en janvier, gagnant 11 p.c. pour la période. La fourchette des taux était demeurée relativement stable en 2021, mais elle a fortement augmenté et s’établit désormais à son plus large depuis novembre 2020. Au vu du resserrement des conditions financières et de la volatilité sur les marchés financiers, nous pouvons anticiper une certaine faiblesse sur le marché des obligations de sociétés. Les écarts des obligations corporatives ont davantage augmenté dans le segment à court terme.
Les écarts des obligations provinciales, tout comme ceux des obligations de sociétés, se sont accrus sur l’ensemble de la courbe, surtout dans le segment à long terme. En effet, les obligations provinciales à long terme ont été devancées de 1,2 % par leurs homologues de sociétés à échéance similaire. En dépit de l’élargissement de leurs écarts, les obligations de l’Alberta ont surpassé leurs pairs des autres provinces en raison du soutien continu fourni par la vigueur des prix pétroliers et la baisse des déficits.
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