Rapport mensuel sur le marché obligataire – Juillet 2021
Mise à jour sur le marché
Pour un troisième mois consécutif, l’indice obligataire universel FTSE Canada a progressé, gagnant 0,96 % en juin. Suite aux trois rendements mensuels négatifs au premier trimestre, le rendement depuis le début de l’année s’établit à -3,46 %.
Les obligations à long terme se sont nettement démarquées de leurs homologues à court et moyen terme. Pour la deuxième fois cette année, les investisseurs ont fortement rajusté leurs attentes sur la courbe des obligations du Canada, d’où son aplanissement. Nous pouvons illustrer cette situation en observant l’écart entre les taux de rendement à 30 et 5 ans. En février, les taux à 5 ans avaient diminué après que la Banque du Canada ait adopté un ton moins conciliant, alors qu’en juin, ils ont légèrement augmenté, les taux à 30 ans ayant reculé pendant le mois.
Le taux de rendement de l’obligation à 30 ans du gouvernement du Canada a perdu presque 40 p.c. depuis son sommet de 2,20 % atteint à la mi-mai, comparativement à un recul de 20 p.c. pour le taux à 10 ans pendant la même période. Cette baisse coïncide avec les pics d’inflation et, dans plusieurs cas, les données s’étaient avérées plus élevées que les attentes.
Survol des obligations de sociétés
Les écarts des obligations de sociétés se sont élargis, en moyenne, de 2 p.c. pendant le mois, ce qui n’est pas beaucoup au vu de l’évolution des taux de rendement des obligations gouvernementales et de la forme de la courbe. En effet, ils ne se sont resserrés que de 1 p.c. pour le trimestre et de 5 p.c. depuis le début de l’année. Bien que les écarts des obligations de sociétés se situent dans leur fourchette inférieure sur le plan absolu, tout resserrement ne pourrait s’expliquer que par leur valeur relative et la faiblesse des taux de rendement gouvernementaux. Malheureusement, il est difficile d’envisager des rendements supérieurs par le biais des écarts de crédit, puisque la reprise se poursuit.
Le secteur des obligations provinciales a dominé en juin grâce à leur durée moyenne supérieure et à l’aplanissement de la courbe, lequel a favorisé le segment à long terme. Les écarts des obligations provinciales ont légèrement augmenté pendant le mois, mais ils demeurent moins élevés que ceux en vigueur au début de l’année. Les écarts des obligations de sociétés et de provinces ont diminué dans la même mesure depuis le début de l’année.
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