Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Février 2022
La nouvelle année s’est amorcée de manière tumultueuse. La volatilité a été omniprésente sur les marchés financiers, ceux-ci ayant évolué en dents de scie sous l’effet des conséquences potentielles du durcissement de ton de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur la reprise économique et les bénéfices des entreprises. Les investisseurs ont aussi été préoccupés par les tensions géopolitiques persistantes (Russie et Ukraine) au début de l’année. Les marchés boursiers et obligataires se sont repliés en janvier, ce qui témoigne de la valeur que peuvent procurer les placements privés alternatifs dans un portefeuille bien équilibré.
Les marchés boursiers mondiaux ont perdu de la valeur. L’indice MSCI Monde tous les pays a inscrit sa pire perte mensuelle depuis 2020. Les marchés développés, tirés vers le bas par les segments plus onéreux, ont été devancés par leurs homologues émergents. L’indice technologique Nasdaq est officiellement entré en territoire de correction et l’indice S&P 500 a enregistré le pire rendement. Les actions ont connu un mois difficile et tous les principaux indices ont clôturé la période en baisse. L’indice S&P/TSX a reculé, mais dans une moindre mesure que les indices mondiaux, du fait de son exposition plus faible aux segments médiocres du marché et de l’excellente performance des secteurs surpondérés de l’énergie et des services financiers.
Les marchés des titres à revenu fixe ont aussi chuté en janvier. Les taux de rendement obligataires à court terme ont rebondi après que les dirigeants de la Fed aient ouvert la voie à un relèvement des taux en mars et que son président, Jerome Powell, ait durci le ton concernant sa politique monétaire. Les investisseurs ont ainsi révisé leurs prévisions à la hausse, tablant désormais sur près de cinq hausses des taux en 2022. Le taux de rendement du bon du Trésor américain à deux ans a avancé de 45 p.c., à 1,18 %, tandis que celui à dix ans a gagné 27 p.c., à 1,78 %. Au Canada, les taux de rendement ont suivi une tendance similaire lorsque la banque centrale a souligné que les capacités excédentaires de l’économie se sont résorbées, d’où la presque certitude d’un relèvement des taux en mars. Le taux de l’obligation gouvernementale à 2 ans a progressé de 32 p.c., à 1,28 %, et celui à 10 ans a bondi de 35 p.c., terminant la période à 1,77 %. Dans ce contexte, les marchés obligataires du Canada et des États-Unis ont retranché 3,4 % et 2,2 %, respectivement, en janvier.
Le ton moins accommodant adopté par le président de la Fed lors de la rencontre de politique monétaire de janvier a eu un effet favorable sur le dollar américain. Les investisseurs anticipent désormais un processus accéléré de normalisation monétaire, ce qui a dopé les taux de rendement des bons du Trésor et le billet vert. À l’opposé, le huard a perdu de la valeur en dépit de la hausse continue des prix du pétrole, la vigueur généralisée du dollar américain freinant toute progression du dollar canadien.
La forte tendance haussière du brut s’est poursuivie pour une sixième semaine consécutive. Son prix a atteint un sommet de 7 ans grâce à la demande élevée, au resserrement de l’offre sur les marchés mondiaux et à l’augmentation des risques géopolitiques, dont la possibilité d’une invasion de l’Ukraine par la Russie. L’or a toutefois perdu du terrain au vu de la progression du billet vert et du rebond marqué des taux de rendement des bons du Trésor.
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