Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Mai 2021
En avril, les investisseurs ont très bien accueilli les dernières données économiques et les bénéfices annoncés par les entreprises. L’accélération de la campagne de vaccination a également ranimé leur confiance à l’égard des perspectives de l’économie mondiale. Malheureusement, les nouveaux cas de COVID-19 ont atteint un sommet depuis la pandémie, comme en témoigne la récente flambée de cas en Inde et au Brésil. Faisant fait fi des tendances inquiétantes du coronavirus, les investisseurs ont exprimé leur optimisme à l’égard de l’économie mondiale et demeurent pleinement concentrés sur le retour à la normale de l’économie en 2021.
Les actions mondiales ont poursuivi sur leur lancée en avril. Nous avons toutefois constaté un changement de garde parmi les vecteurs internes des marchés, puisque la rotation en faveur du thème reflationniste, qui avait débuté en novembre, a pris fin. En effet, les secteurs défensifs et axés sur la croissance ont dominé leurs pairs cycliques et de valeur, sous l’effet de la baisse des taux de rendement obligataires pendant le mois. Les technologies et la consommation discrétionnaire ont surpassé le marché élargi, alors que l’énergie a terminé au bas du tableau. Dans ce contexte, l’indice S&P 500, à forte composante technologique, a dégagé le meilleur rendement parmi ses homologues mondiaux en avril.
Au cours du dernier mois, la tendance baissière des marchés obligataires a ralenti et les taux de rendement des obligations gouvernementales ont diminué. Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a indiqué qu’un resserrement de la politique monétaire n’était pas considéré au vu de la capacité excédentaire sur le marché de l’emploi. Il a également attribué la récente poussée de l’inflation à des facteurs transitoires. Par conséquent, le taux de rendement du bon du Trésor à 10 ans des États-Unis a perdu 11 p.c., clôturant le mois d’avril à 1,63 %, les investisseurs étant contraints de reporter leurs prévisions d’un resserrement des conditions monétaires. En dépit de la variation des bons du Trésor américain à 10 ans, le taux canadien correspondant a fait du surplace après que la Banque du Canada soit devenue la première de ses homologues du G7 à lever le pied en matière de stimulation et à réduire la taille de son programme de rachat d’obligations de 1 milliard $CA par semaine.
Le dollar américain avait connu un excellent début d’année, mais il a amorcé une tendance baissière en avril. À l’opposé, l’euro s’est apprécié, la distribution accélérée de vaccins dans l’Union européenne alimentant les espoirs d’une reprise rapide de l’économie. Au Canada, le huard a continué sur sa lancée historique et atteint un sommet de trois ans, confirmant son statut de meilleure devise mondiale en 2021. Le rebond marqué des prix des matières premières a certainement contribué à l’excellente tenue du huard, mais les commentaires moins accommodants des dirigeants de la Banque du Canada et le maintien de la politique monétaire favorable de la Réserve fédérale américaine ont fait en sorte que l’écart des taux d’intérêt entre les deux pays s’est élargi en faveur du Canada.
Sur les marchés des matières premières, le pétrole s’est démarqué du lot en avril, l’embellissement des perspectives de croissance des économies américaine et chinoise nourrissant les espoirs d’un rebond de la consommation énergétique dans le monde. Dans le même ordre d’idées, le cuivre a touché des sommets de plusieurs décennies sous l’effet de la trajectoire fulgurante de l’économie mondiale et de la hausse anticipée des dépenses en infrastructure verte. Il faut souligner que le plan d’infrastructure du président Biden et la demande soutenue de la Chine sont les principaux vecteurs des prix de ce métal industriel. L’or a enregistré son premier gain mensuel en 2021, alimenté par la baisse des taux de rendement des bons du Trésor et de la devise des États-Unis.
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