Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Mai 2022
La volatilité est demeurée omniprésente et les marchés financiers ont dégringolé en avril. L’accroissement des risques macroéconomiques, les efforts déployés par la Chine pour contrer la COVID-19, la guerre interminable en Ukraine, le niveau d’inflation très élevé et le début du cycle de resserrement monétaire ont sapé le moral des investisseurs et assombri les perspectives de croissance, d’où le repli des actions et des obligations.
Les marchés boursiers mondiaux ont connu leur pire mois depuis le début de la pandémie en mars 2020, comme en témoigne la chute de 8,1 % de l’indice MSCI tous pays en avril. Les actions de croissance ont été devancées par leurs homologues de valeur, puisque la hausse marquée des taux d’intérêt a nui aux secteurs de croissance surévalués du fait des pressions négatives sur leurs profits futurs. Dans ce contexte, les indices boursiers américains ont terminé au bas du tableau, les indices S&P 500 et NASDAQ reculant de 8,8 % et 13,5 %, respectivement. Au Canada, l’indice S&P/TSX a retranché 5,2 %, mais l’excellente tenue du secteur surpondéré de l’énergie lui a permis de surpasser ses pairs mondiaux. À l’étranger, les actions des marchés développés ont perdu 6,8 %, comparativement à -5,7 % pour les actions des marchés émergents, lesquelles ont bénéficié du rebond des actions chinoises après que le Parti communiste se soit engagé à relancer l’économie.
Les marchés obligataires ont poursuivi leur tendance baissière, alors que les grandes banques centrales se préparaient à adopter des mesures encore plus audacieuses afin de combattre l’inflation galopante. Le taux de rendement du bon du Trésor à 10 ans a bondi de 60 p.c., à 2,93 %, alors que celui du bon à 2 ans a gagné 38 p.c., à 2,71 %, la flambée de l’inflation et la vigueur du marché de l’emploi justifiant une hausse rapide du taux des fonds fédéraux. D’ailleurs, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, a souligné l’importance d’accélérer le retrait des mesures accommodantes. Au Canada, le taux de rendement des obligations à 2 et 10 ans ont augmenté de 33 et 46 p.c., respectivement, à 2,62 % et 2,87 %. Suite à la hausse de 50 p.c. opérée par la Banque du Canada à la mi-avril, son gouverneur, Tiff Macklem, a laissé entrevoir la possibilité d’un relèvement similaire en juin, en plus de répéter qu’il est nécessaire d’agir avec rigueur afin de reprendre le contrôle de l’inflation. L’indice obligataire universel FTSE Canada a reculé de 3,5 % en avril, alors que l’indice obligataire agrégé américain Barclays a chuté de 3,8 %.
Le dollar américain a conservé son élan haussier et atteint un sommet de 5 ans, les attentes d’un resserrement audacieux du taux des fonds fédéraux dopant l’attrait du billet vert face à ses homologues des marchés développés. Il a aussi tiré parti de l’annonce de la Banque du Japon, qui s’est engagée à poursuivre son programme de rachat d’obligations afin de freiner la progression des taux de rendement. Cette situation met en relief la divergence de politiques entre les banques centrales du Japon et des États-Unis.
Le prix du pétrole brut a évolué en dents de scie, alors que les investisseurs tâchaient de déterminer l’incidence des mesures de confinement en Chine et de la guerre en Ukraine sur la demande et l’offre d’énergie dans le monde. Il s’est tout de même inscrit en hausse pour un cinquième mois consécutif, sa plus longue séquence depuis 2018. À l’opposé, le prix de l’or a été tiré vers le bas par la forte poussée des taux de rendement obligataires et la vigueur du dollar américain.
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