Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – mai 2026
En avril, les investisseurs ont gardé leur confiance malgré l’instabilité géopolitique qui a ravivé la menace de stagflation. Les marchés ont été perturbés par une série d’informations liées à la situation au Moyen-Orient, affectant les prévisions sur l’énergie, l’inflation et la croissance. Pourtant, l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle et les résultats positifs des grandes entreprises technologiques ont permis aux marchés boursiers d’atteindre des records historiques. Cependant, la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz a fortement impacté les flux mondiaux d’énergie, déclenchant une crise et renouvelant les inquiétudes concernant la baisse de la demande et l’affaiblissement de la croissance mondiale.
Les marchés boursiers mondiaux (+10,0 %) ont connu une forte hausse en avril. Le S&P 500 (+10,4 %) a enregistré son meilleur rendement mensuel depuis novembre 2020. Toutefois, les gains ont été modestes – le groupe de titres surnommé les « Magnificent 7 » (+14,9 %) ayant largement contribué à cette progression –, tandis que l’indice pondéré de manière égale n’a progressé que de 5,9 %. Le S&P/TSX (+3,6 %) a sous-performé en raison des rendements relativement modérés des secteurs de l’or (-6,0 %) et de l’énergie (+1,9 %), qui pèsent lourdement dans l’indice. Cela a compensé un gain respectable dans le secteur financier (+10,1 %). Par ailleurs, l’indice MSCI EAFE (+7,0 %) a connu un mois correct, tandis que l’indice MSCI des actions des marchés émergents (+14,5 %) a mené la charge mondiale, porté par la remontée des actions des fabricants de puces électroniques asiatiques.
Les marchés obligataires sont restés presque inchangés. Les rendements mondiaux se sont inscrits à la hausse après de nombreux discours optimistes des banques centrales. La persistance des tensions au Moyen-Orient et le blocage d’une route maritime clé ont fait grimper les prix du pétrole, ravivant ainsi les inquiétudes liées à l’inflation. En conséquence, les investisseurs ont revu leurs anticipations sur la politique monétaire : ils s’attendent désormais à ce que la Réserve fédérale ne baisse pas ses taux cette année et envisagent même une possible hausse des taux en 2027. Par ailleurs, les marchés prévoient plus de deux hausses de taux de la Banque du Canada avant la fin de l’année. Sur le mois, l’indice Bloomberg US Aggregate Bond et l’indice FTSE Canada Bond Universe n’ont augmenté que de 0,1 %.
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Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – mars 2026