Tendances des marchés de l’équipe de répartition globale de l’actif – Octobre 2020
Le moral des investisseurs a évolué à la fin de l’été, comme en témoigne le rebond de la volatilité en septembre. Les marchés ont été perturbés par la flambée des cas de coronavirus dans le monde, l’impasse dans les négociations d’un nouveau plan de sauvetage aux États-Unis et le climat d’incertitude qui règne avant les élections présidentielles. Dans ce contexte, les investisseurs ont choisi d’encaisser les profits réalisés lors de ce long marché haussier. Heureusement, l’économie mondiale a maintenu son élan, la vigueur surprenante des données économiques indiquant que l’économie avait repris le dessus. À la fin du mois, les décideurs politiques de Washington ont donné un peu de répit aux marchés en réalisant certains progrès dans l’adoption de mesures de stimulation, en dépit des inquiétudes soulevées par la possibilité d’un débat présidentiel houleux et d’une élection chaotique en novembre.
Les marchés boursiers mondiaux ont perdu du terrain en septembre et inscrit leur premier repli mensuel depuis l’effondrement causé par la pandémie en mars. Les indices S&P 500 et Nasdaq, tous deux fortement exposés aux sociétés technologiques, ont connu une très mauvaise période et mis fin à une séquence haussière de cinq mois. Les actions canadiennes ont aussi perdu de la valeur pour la première fois depuis mars, quoique dans une moindre mesure. À l’étranger, les marchés internationaux ont évolué en tandem avec les catégories d’actif à risque, tandis que les marchés émergents ont aussi reculé, mais tout de même surpassé leurs homologues des marchés développés grâce à la reprise économique continue de la Chine.
Les marchés des titres à revenu fixe ont été plutôt calmes en septembre. En effet, les taux de rendement des obligations gouvernementales ont évolué dans une fourchette serrée du fait des forces opposées qui opéraient sur les marchés. L’aversion au risque s’est installée, freinant ainsi toute hausse marquée des taux de rendement obligataires, malgré les nouveaux signes précurseurs d’un rebond de la croissance économique mondiale et du ton plus détendu de la Réserve fédérale à l’égard de l’inflation. Parallèlement, les écarts de crédit se sont élargis sous l’effet de la perte d’appétit pour le risque. Ainsi, les obligations gouvernementales ont dégagé de meilleurs rendements que leurs homologues de sociétés au cours du mois.
Après cinq mois consécutifs de baisse, le dollar américain est reparti à la hausse en septembre, les turbulences des marchés augmentant l’intérêt envers la monnaie de réserve à l’échelle mondiale. Malheureusement, le huard a inscrit son plus important repli depuis le mois de mars, en raison de la baisse des prix pétroliers et de la vigueur du billet vert. L’euro et la livre sterling se sont aussi dépréciées. En effet, la livre sterling a été tirée vers le bas par les risques importants qui planent sur l’économie britannique, tels que la flambée des cas de coronavirus, l’adoption de nouvelles restrictions, l’augmentation du nombre de chômeurs à l’approche du gouffre budgétaire et les incertitudes persistantes concernant le Brexit. Pour terminer, le yuan a fait preuve de résilience et a atteint un sommet depuis mai 2019, la Chine demeurant le moteur principal de l’économie mondiale après la période difficile causée par la COVID-19.
L’appréciation du billet vert a provoqué un repli généralisé des matières premières. L’or a d’ailleurs affiché sa plus importante perte mensuelle depuis novembre 2016, plombé par la vigueur du dollar américain. Le prix du pétrole brut a aussi chuté sous l’effet de la nouvelle flambée de cas dans les grandes économies mondiales, ce qui a compromis les perspectives de la demande mondiale. Il est toutefois remonté à près de 40 $ le baril à la fin du mois, grâce à l’optimisme entourant la baisse des stocks aux États-Unis. Le cuivre a récupéré les pertes inscrites plus tôt et ainsi terminé le mois au même niveau. Il a bénéficié du rebond surprenant de l’activité manufacturière aux États-Unis et en Chine, qui révèle une demande croissante chez les deux principaux consommateurs de ce métal.
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