Revenu fixe   |   7 mai 2020

De l’obscurité naît la lumière

La pandémie COVID-19 a effectivement fait la une jusqu’à présent en 2020, mais la guerre sur les prix du pétrole entre l’Arabie saoudite et la Russie a également eu un impact important sur les marchés financiers.

Ensemble, ces deux événements ont fait dérailler l’équilibre qui existait entre l’offre et la demande faisant chuter les prix du pétrole à des niveaux jamais vus auparavant et créant un contexte particulièrement obscur pour les producteurs canadiens, déjà aux prises avec des problèmes de pipelines et de transport. Les provinces productrices de pétrole (Alberta, Saskatchewan et Terre-Neuve) ont également souffert, subissant un élargissement considérable de leurs écarts. Comme ils l’ont fait lors de la chute des prix du pétrole en 2015, les investisseurs prévoient désormais des déficits budgétaires plus élevés en raison de la baisse des revenus provenant des redevances. Entre mai 2015 et février 2016, alors que le prix du pétrole brut de l’Ouest canadien (« Western Canadian Select ») chutait de 50$ à 15$, l’écart entre les obligations de l’Alberta et les obligations comparables de l’Ontario passait de -10 pb à +20 pb. Au cours du mois de mars 2020 seulement, ce même écart a augmenté à plus de 40 pb.

Mais voici la lumière. Le programme d’achat d’obligations provinciales, annoncé par la Banque du Canada il y a un mois, débutera début mai et permettra des achats de jusqu’à 50 milliards de dollars en obligations provinciales sur le marché secondaire, ce qui fournira des liquidités et aidera les provinces à financer leurs déficits budgétaires. L’allocation de ce programme entre les provinces se fera en fonction de leur PIB respectif. L’Alberta se classe troisième au pays selon cette mesure. En revanche, les bénéfices seront moins importants pour la Saskatchewan et Terre-Neuve, deux provinces dont les économies sont beaucoup plus petites. Après l’annonce du programme, les écarts entre les obligations de l’Alberta et de l’Ontario se sont resserrés d’environ 20 pb et nous ne serions pas surpris que cette tendance se poursuive, car l’Alberta est toujours, et de loin, la province avec le niveau de dette le plus bas.

Lorsque ce genre de dislocation des marchés survient et que les investisseurs sont aveuglés par l’obscurité, nous préférons construire une position au fur et à mesure que la situation évolue et attendre que le marché revoit la lumière.

Jean-Guy Mérette

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Gestion active et stratégique revenu fixe

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