Rapport mensuel sur le marché obligataire – Juin 2022
Mise à jour sur le marché
En mai, l’indice obligataire universel FTSE Canada a reculé de 0,07 % et les taux de rendement ont légèrement augmenté (entre 2 et 5 p.c.) sur l’ensemble de la courbe du gouvernement du Canada. Les écarts des obligations provinciales, municipales et des sociétés se sont élargis.
Les taux de rendement ont suivi une tendance haussière jusqu’au début mai, culminant au début du mois. Le taux de l’obligation à 10 ans a atteint 3,13 %, pour ensuite redescendre à 2,89 % avant l’annonce de la Banque du Canada. Les marchés anticipaient pleinement la hausse de 50 p.c. le 1er juin, la banque centrale canadienne ayant tenu sa parole concernant le durcissement de sa politique monétaire. Au vu du taux d’inflation le plus élevé en plusieurs décennies et des conditions économiques toujours bonnes, il est très probable que la Banque du Canada maintienne la cadence de 50 p.c. au cours des prochaines rencontres.
Les investisseurs ne sont pas convaincus que le rythme actuel des hausses (50 p.c.) par la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada sera suffisant pour freiner l’inflation dans un laps de temps raisonnable. De plus, le resserrement des conditions monétaires, l’inflation galopante et la hausse des taux directeurs pourraient éventuellement faire complètement dérailler la croissance et provoquer une récession… mais personne ne sait à quel moment cela pourrait se produire. À l’heure actuelle, les actions et les titres à revenu fixe devraient intégrer des taux plus élevés et une baisse de la confiance. En d’autres mots, on peut s’attendre à une volatilité plus élevée au cours des prochains trimestres si les craintes d’une récession augmentaient.
Survol des obligations de sociétés
Les écarts de crédit des obligations canadiennes se sont élargis de 10 p.c., en moyenne, pour la période, portant à 52 p.c. l’augmentation totale des écarts depuis le début de l’année. Dans l’ensemble, les obligations de sociétés ont été devancées par leurs homologues gouvernementales sur l’ensemble de la courbe, pendant ce mois caractérisé par la faiblesse des émissions de sociétés. Les écarts de tous les sous-secteurs se sont accentués, mais le celui des services financiers s’est encore démarqué. En avril, nous avions souligné l’offre très élevée de titres bancaires depuis le début de l’année. Ainsi, en mai, les écarts des titres bancaires ont inscrit la deuxième plus forte hausse, et ce malgré leur profil de durée courte et de meilleure qualité.
Par rapport aux obligations de sociétés, les écarts des obligations provinciales se sont quelque peu élargis, soit entre 1 à 3 p.c. sur l’ensemble de la courbe. L’Alberta a encore bénéficié de la hausse des prix du pétrole. La révision à la hausse de ses perspectives de crédit est attribuable à l’amélioration de sa situation budgétaire et du marché immobilier, lequel est moins surévalué que la majorité de ses pairs du Canada.
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