Rapport mensuel sur le marché obligataire – Mai 2023
Mise à jour sur le marché
L’indice obligataire universel FTSE Canada a gagné 0,98 % en avril. En dépit de la variation plutôt modeste des taux de rendement pendant la période, la forte volatilité du marché a été alimentée par les inquiétudes à l’égard des secteurs bancaires américains et européens. Le taux de rendement de l’obligation fédérale à 5 ans a reculé de 4 p.c., évoluant dans une fourchette de 45 p.c. pour le mois.
Après une période relativement calme, les banques régionales des États-Unis ont connu des difficultés et First Republic Bank s’est avérée la nouvelle victime d’un exode des dépôts, pour ensuite être rachetée par JPMorgan. Cette ruée vers les titres de qualité a été de courte durée, puisque plusieurs investisseurs croient que le risque systématique demeure faible et que les problèmes de liquidités sur les bilans sont confinés au secteur des banques régionales. À l’heure actuelle, personne ne sera surpris de la faillite d’une autre banque régionale.
La Banque du Canada a maintenu le statu quo, comme nous l’anticipions tous. Le marché de l’emploi reste vigoureux, mais le taux horaire moyen n’a pas suivi la cadence. De plus, les ventes au détail se sont révélées inférieures aux attentes et nous constatons certains signes voulant que le consommateur canadien moyen commence à être affecté par les taux d’intérêt élevés.
On s’attend à ce que les marchés demeurent volatils, car chaque donnée divulguée fait l’objet d’une attention très particulière de la part des investisseurs qui souhaitent confirmer ou réfuter leurs perspectives sur les marchés et l’économie. La communication de données inférieures aux prévisions a entraîné d’importantes variations quotidiennes, pour ensuite se redresser. Ce thème devrait rester d’actualité en 2023.
Survol des obligations de sociétés
Les obligations de sociétés ont tiré parti du retour au calme sur le marché bancaire et de l’importance renouvelée des fondamentaux. Les écarts se sont resserrés dans tous les secteurs, tout particulièrement ceux des titres de sociétés financières, qui avaient connu un mois de mars très difficile. En moyenne, les écarts ont diminué de 11 p.c. au sein du composite d’obligations de sociétés agrégées.
Terminant en repli des obligations de sociétés, les obligations provinciales ont dominé dans le volet gouvernemental. Les écarts des titres à court et moyen terme ont peu évolué, alors que ceux des obligations phares à long terme, surtout les émissions de l’Alberta et du Québec, ont quelque peu diminué. Le regain généralisé d’appétit envers le risque a contribué à stabiliser le marché. Il faut souligner que la Colombie-Britannique est le seul émetteur provincial dont les écarts ont augmenté après la décote à A+ (perspectives négatives) effectuée par S&P, en raison du déficit constant et des emprunts accrus de cette province.
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